Braun BNC010 ou le secret d’un bon achat

Mon radio-réveil actuel souffre de quelques problèmes particulièrement gênants (entre autre, certains boutons ne fonctionnent plus). Je lui ai donc cherché un remplaçant ces derniers jours. J’ai finalement choisi le radio-réveil Braun BNC010. Voici un court test de cet appareil.

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Dès la mise en marche, quelque chose me surprend : l’écran est illisible. À la lumière du jour on distingue un peu les caractères (voir ci-dessous), mais dans le noir c’est impossible. Le seul moyen de lire l’heure en pleine nuit est donc d’appuyer sur le bouton Light (j’y reviendrai).

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Le réveil est radio-piloté. Je suis le mode d’emploi, j’enclenche la fonction et j’attends 4 secondes : le témoin s’allume mais l’heure reste bloquée sur 00:00. J’attends une minute supplémentaire : toujours rien. Apparemment, le radio-pilotage ne fonctionne pas. Je règle l’heure manuellement et je passe à la suite.

J’allume la radio, je trouve une station et je la mémorise. Je règle ensuite le réveil à <heure actuelle + 1 minute> et je l’enclenche, afin de tester son fonctionnement. Une minute plus tard, la radio s’allume, c’est parfait. J’appuie sur le bouton Snooze : il ne se passe rien, la radio ne s’éteint pas. Étrange.

À l’arrière de l’appareil, un interrupteur permet de sélectionner le type d’alarme. Le choix est amusant : pour une sonnerie de type « beep beep » il faut positionner l’interrupteur sur « beep », et pour une sonnerie de type « radio », il faut positionner l’interrupteur sur… « auto ». Pourquoi faire simple ? Je positionne l’interrupteur sur « beep » et je teste à nouveau la fonction Snooze : aucun problème, la sonnerie s’arrête et reprend plus tard. Le Snooze ne fonctionne donc qu’en mode « beep », pas en mode « auto ».

J’en profite pour parler du bouton Snooze, que je pourrais qualifier de bouton « tout-en-un » : il regroupe les fonctions Snooze, Alarm on/off et Light. La conséquence de cette étrange association de fonctions est fâcheuse : si je me réveille en pleine nuit et que je veux voir l’heure, il faut que je fasse attention à bien appuyer sur Light (à droite du bouton) et pas sur Alarm off (à gauche) pour éviter de désactiver le réveil. Oh, et il faut aussi que j’évite d’appuyer sur Alarm off lorsque je veux activer le Snooze…

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J’ajoute que :
• le réveil peut fonctionner sur secteur mais que le transformateur n’est pas livré (les piles le sont, tout de même) ;
• le réveil est particulièrement léger, il faut donc faire attention à ne pas faire de faux mouvement en éteignant l’alarme le matin, par exemple ;
• le fil de l’antenne (comme beaucoup de fils d’antenne) traine derrière l’appareil, ce qui n’est pas très élégant ;
• régler l’heure du réveil dans le noir oblige à appuyer toutes les 5 secondes sur le bouton Light pour voir l’écran.

Dieter Rams a longtemps occupé le poste de « chef de la conception » chez Braun. Il est considéré comme l’un des très grands designers du siècle dernier ; on dit qu’il a eu beaucoup d’influence sur les travaux de Jonathan Ive, responsable du design chez Apple. Lorsque je teste ce réveil, je me demande ce qu’il en aurait pensé. Un Red dot award, un IF Award, vraiment ? Ces gens ont-ils réellement essayé cet appareil ?

Ce réveil est totalement mal conçu. Objectivement, le bouton « tout-en-un » est une connerie, l’absence de Snooze en mode radio une absurdité, quant au reste chacun se fera son opinion mais dans l’ensemble ce n’est pas une réussite.

Oui mais voilà : ça ne me dérange pas. Je n’utilise pas le Snooze, je ne désactive pas mon réveil (allez, le week-end de temps en temps), je me fiche du radio-pilotage, je n’ai pas besoin de connaître l’heure au milieu de la nuit bref tous ces inconvénients ne me posent pas de problème. Mieux : je l’ai choisi justement parce qu’il n’émet pas de lumière, ce que beaucoup lui reprochent (à juste titre, la photo du produit est carrément mensongère.)

Je cherchais un radio-réveil qui n’émette pas de lumière et qui me réveille avec de la musique. Oh, et surtout : dont le look me plaise. Ce modèle correspond tout à fait à mes besoins, et à ce titre c’est un achat dont je suis très satisfait (surtout que je l’ai trouvé en soldes).

Il y a deux choses (au moins) à prendre en compte pour réussir un achat :
• étudier précisément son besoin ;
• étudier précisément l’offre disponible.
L’étude du besoin peut être longue, elle peut découler d’un achat raté, mais elle est indispensable à la réussite de l’« entreprise ». L’étude de l’offre disponible peut être longue également, mais grâce à quelques sites internet (lesnumeriques…), au travail de quelques associations (quechoisir…) et aux retours des utilisateurs (forums, avis des clients, amis…) on arrive assez facilement à trouver l’objet que l’on recherche.

J’ai mis du temps à choisir un nouvel ordinateur, à sélectionner une nouvelle voiture ; au final je suis extrêmement satisfait de mes achats. La mission était d’autant plus importante que ce sont des objets que j’utilise quotidiennement (et intensivement). Mais cette « règle » n’est pas valable que pour des objets très complexes : je suis également très content de ma poêle et de mon barbecue !

Malheureusement, ce type d’investigation n’est pas toujours possible…