Dolce & Gabbana : des carrousels dans tous les sens

Je consulte à l’instant l’article de capitaine commerce concernant le lancement du nouveau site e-commerce de Dolce&Gabbana. A l’instar du site de Zara dont j’ai parlé il y a quelques jours, son look m’a tout de suite plu.

Dolce&Gabbana - homepage du nouveau site e-commerce

Plusieurs choix esthétiques risquent cependant de perturber les visiteurs. Je pense tout d’abord aux textes, très petits, et à leur contraste bien trop faible. Peut-être qu’un test utilisateur a convaincu les concepteurs que les clients de D&G avaient 12/10 à chaque œil ?

Je pense ensuite à ce carrousel central, très tendance, mais dont le contenu défile tellement rapidement qu’il est impossible de lire les descriptions associées aux images (cf. vidéo, plus bas.) Déchiffrer plus de 60 mots en moins de 5 secondes, c’est un challenge… Des flèches permettent de passer d’un contenu à un autre (pour ceux qui trouveraient le défilement par défaut trop lent, sans doute) : l’idée est séduisante, mais pourquoi sont-elles invisibles par défaut ? Et pourquoi leur zone de clic est-elle si réduite ?

Un autre point m’ennuie. Tous les éléments des carrousels sont cliquables et renvoient vers les produits affichés. Dès lors, pourquoi ne pas avoir stoppé le défilement lorsque le pointeur survole un élément ? Si je ne clique pas assez vite sur le produit qui m’intéresse, il risque de disparaître…

Au sujet des petits carrousels, justement : les points d’état (les petits ronds noirs, façon iPhone) sont trop éloignés de leurs intitulés, ce qui rend leur association plus difficile. Le visiteur risque d’associer l’intitulé « nouveautés » avec les points d’état du carrousel des produits les plus vendus. Ce problème est d’autant plus gênant que lors d’une première visite, le dernier encart n’a pas d’intitulé.

Autre point plutôt décevant : le lien « inscription » renvoie sur une page au look très éloigné du nouveau site.

Un petit avis personnel pour finir. Les carrousels c’est bien, c’est tendance – cela dit les fondus auraient pu être mieux gérés. Oui, mais… En faire défiler quatre simultanément, n’est-ce pas un peu trop ? Le look final n’est-il pas un peu éloigné de l’image d’élégance que le site véhicule ? Une petite vidéo, pour mieux se rendre compte :

Bonus

Alors que je m’apprêtais à faire une grosse commande sur le site, un petit message situé en bas du panier m’a beaucoup étonné : « Vous pouvez mettre au maximum 7 articles dans le panier ». C’est bien la première fois que je vois un site e-commerce limiter le nombre d’achats que l’on peut effectuer !

Dolce&Gabbana – page panier

Quant aux carrés coloris présents sur les pages listes, soit ils ne sont pas adaptés aux produits, soit certaines photos d’articles sont à revoir…

Dolce&Gabbana – couleurs et carrés coloris assez éloignés

Zara.fr : une recherche chaotique (1/2)

La mise en ligne du site e-commerce de Zara il y a environ un an a été largement commentée sur internet. En décalage complet avec la plupart de ses concurrents (interface très épurée, absence quasi-totale d’opérations commerciales…), il se détache franchement des n°1 de la vente en ligne que sont La Redoute et 3 Suisses entre autres.

Amateur de minimalisme (mes 3 sites internet l’indiquent assez nettement), son look m’a vraiment emballé.

Il y a quelques jours, j’ai tenté de savoir si l’utilisation du site était à la hauteur de mes espérances. J’ai commencé par une simple recherche « veste homme ». La page des résultats indique que 100 articles correspondent à ma requête.

Étrangement, tous les articles de cette première page sont issus de la boutique femme. Les premiers produits « homme » ne sont visibles qu’en page 2. Et comme il est impossible d’affiner sa recherche, il sera nécessaire de balayer les 9 pages de résultats pour tous les découvrir.

Pour ne rien arranger, seuls 11 produits sont affichés sur la première page alors que 12 emplacements sont présents. L’impression d’avoir devant soi l’ensemble des résultats de la recherche risque de détourner les clients qui n’auront pas jeté un œil au nombre total d’articles précédemment évoqué. Et ce n’est pas la taille du bouton « page suivante » qui les aidera à se rendre compte de leur erreur.

Les courageux qui tenteront de fouiller ces 9 pages devront par ailleurs bien faire attention à ne pas utiliser le bouton « page précédente » de leur navigateur : celui-ci renvoie l’utilisateur à la page qu’il consultait avant de faire sa recherche – dans mon cas la page d’accueil du site – au lieu de lui permettre d’afficher la page de résultats précédente.

Cette première expérience plutôt décevante m’a donné envie de me pencher plus longuement sur certains points. Je m’attarderai donc d’ici quelques jours sur la page-liste du site, qui présente plusieurs éléments qu’il serait intéressant de retravailler.

OVH : Paiement par carte bancaire ou… paiement par carte bancaire sécurisé ?

La lecture d’un billet relatif à la commande d’un nouvel hébergement sur OVH chez iErgo me rappelle une expérience personnelle récente sur le même site. Rien de bloquant dans mon cas, juste une bizarrerie qui m’avait étonné.

J’ai moi-même fait appel à OVH pour l’hébergement de mon blog. A la fin de la commande, 4 modes de paiement sont proposés : chèque, mandat, carte bancaire et… carte bancaire « by OVH Secure Payment ».

Quelle est la différence entre ces deux derniers modes de paiement ? A première vue, ils offrent des avantages similaires : la « création [de l’hébergement je suppose] est immédiate »  et les cartes bancaires prises en compte sont les mêmes.

J’ai consulté la page d’information sur les modes de paiement pour en savoir plus : je n’y ai malheureusement trouvé aucun renseignement.

Quel peut être l’intérêt de cette démarche ? Le paiement en ligne est une étape cruciale du processus de commande, ce genre de surprise risque de dérouter inutilement certains clients.