Ma double déception Monument Valley

Le mois dernier je cherchais un jeu vidéo pour m’accompagner quelques heures, pendant une petite semaine de vacances. Quelque chose de court (je suis plutôt adepte de RPG en général, mais là ça ne collait pas) et de bon. J’ai beaucoup entendu parler de Monument Valley ces derniers mois, je l’ai donc acheté sur tablette.

Monument Valley - Screenshot 1

Le jeu a très bonne presse ; son seul point faible semble être sa durée de vie, qui ne dépasse pas quelques heures. Conscient de cette faiblesse, les développeurs proposent depuis peu des niveaux supplémentaires. À première vue, Monument Valley colle parfaitement à mes critères. Je le lance.

Rapidement, je rejoins les avis positifs : le jeu est beau et malin. Mais… Tout aussi rapidement, je m’interroge : le jeu est court c’est entendu, mais est-ce qu’il est difficile, à un moment ?

Monument Valley - Screenshot 2

Trente minutes après avoir lancé le jeu, j’ai bouclé les sept premiers tableaux, sans me presser. Le jeu en compte dix, autant dire que je l’aurai terminé dans quelques minutes.

C’est là que je ne rejoins plus du tout la critique. Personnellement (j’insiste sur le côté personnel de cette remarque), j’estime qu’un jeu doit proposer un challenge. Il peut être court, mais il faut au moins que j’ai l’impression de réfléchir. Le “jeu” auquel j’ai “joué” ici, c’est un joli décor dans lequel je me promène. C’est si facile qu’il n’y a quasiment aucune réflexion de ma part. Et on ne trouve même pas un petit challenge supplémentaire à base d’items cachés ici et là, dont la collecte permettrait d’accéder à de nouveaux niveaux (une idée trop éloignée de l’esprit du jeu je pense). Impossible de considérer Monument Valley comme un bon jeu, il est beaucoup trop facile. En exagérant le trait, je me demande presque s’il s’agit d’un jeu.

Je suis doublement déçu : déçu de l’absence de challenge, et… déçu d’être déçu, parce que j’avais vraiment envie de l’aimer, ce jeu !

Flipboard : une désinscription aux newsletters bien conçue, mais…

Hier j’ai décidé de ne plus recevoir les newsletters de Flipboard. Je jette un œil au dernier e-mail reçu, inspecte l’entête puis le pied de la news et trouve finalement un lien de bonne taille vers une page de désinscription. Son contraste pourrait être amélioré, mais rien de trop grave.

Newsletter de Flipboard : lien de désinscription

Après avoir cliqué sur le lien, je suis redirigé vers une page qui m’indique via un layer que mon désabonnement a bien été pris en compte.

Flipboard : layer de confirmation de désabonnement

L’utilisation d’un layer n’est pas forcément la meilleure idée qui soit en terme d’utilisabilité, mais rien de trop grave ici aussi.
Un message me propose ensuite de « visiter le gestionnaire des courriels pour nous dire quels genres de courriels vous voudriez voir dans votre boîte de réception. » Je clique sur le bouton, seul moyen de fermer le layer, et j’accède au gestionnaire.

Flipboard : gestionnaire de courriels

Je peux ici facilement me désabonner de chacune des news individuellement. Le contraste des liens pourrait être meilleur, le bouton de désinscription à toutes les news pourrait être plus visible, mais rien de trop grave une fois encore. J’ajoute que positionner ici les pictos relatifs aux réseaux sociaux sur lesquels Flipboard est présent me semble être une idée pertinente.

En un mot j’ai trouvé ce système de désabonnement plutôt bien conçu. Une seule chose me gêne, une chose que je n’ai pas évoquée pour le moment : comment se fait-il que je sois inscrit à toutes ces news alors que je ne l’ai pas demandé ? La réponse est tristement simple : comme beaucoup trop d’autres services, l’abonnement aux newsletters (et elles sont nombreuses ici !) est imposé lors de la création du compte. Il n’y a pas de case à cocher ni même de case à décocher, c’est imposé, point final — en tout cas sur la version mobile, je n’ai pas testé l’inscription au site depuis la nouvelle version desktop.

Le titre du gestionnaire de courriels est « Nous voulons seulement vous envoyer les courriels que vous aimez. » Il faudrait peut-être envisager d’ajouter « mais nous allons vous envoyer tous nos courriels, dans le doute, hein, vous savez ? »

Web mobile : même les meilleurs oublient de tester ?

Je consulte ce matin le top 100 des e-mails marketing de 2014 de Campain Monitor (via ‏@kReEsTaL), une plateforme d’emailing souvent considérée comme une référence dans son secteur. Voici la page regroupant les meilleurs e-mails en terme de performance :

Campaign Monitor - les e-mails les plus performants

Lorsque je scrolle, un layer d’inscription à la newsletter apparaît en bas à droite de la page.

Campaign Monitor - layer en bas à droite

C’est un layer assez classique, qu’une petite croix judicieusement située en haut à droite permet de fermer. Je clique sur cette croix, le layer disparaît, tout va bien.

Je me rends ensuite sur la page des meilleurs e-mails en terme de design. Déception : bien que j’aie fermé le layer sur la page précédente, il apparaît ici à nouveau.

Campaign Monitor - layer sur une autre page

C’est mal fichu (j’ai déjà signalé au site que son layer ne m’intéressait pas, ce n’est sûrement pas en me l’affichant à nouveau que je vais changer d’avis), mais ce n’est pas le plus gênant.

Lorsque je redimensionne ce site responsif, le comportement du layer change. Au premier point de rupture, le layer n’apparaît plus seulement au scroll, mais dès le haut de la page.

Campaign Monitor - layer inamovible, bouton "fermer" caché

Et surtout : la croix permettant de le fermer a disparu ! Il est désormais impossible de le masquer. Et si ça ne me pose pas (trop) de problème ici, sur un ordinateur dont je redimensionne la fenêtre, la situation est très différente sur mobile :

Campaign Monitor - consultation sur mobile

Le layer masque ici une partie non-négligeable de l’écran, ce qui est particulièrement désagréable pour consulter la page. Et comme il est impossible de le masquer, eh bien… tant pis pour moi.

Une fois encore, un simple test aurait permis aux concepteurs de constater la gêne qu’engendre ce layer. Cette fois aussi le problème est mineur et relativement simple à résoudre. Alors, quand est-ce qu’on teste ?